Cyber-H - Critique

Publié le par Polako

Premièrement, qu'est ce qui garantit le consommateur de l'intégrité et de l'indépendance éthique de ta future ONG vis à vis des grands groupes? De tels projets de labellisation ont déjà existé et certains ont coulé du fait de leur manque de transparence financière, ou du fait qu'ils ont fini par pâtir de la mauvaise image des multinationales dont ils font la communication (http://www.monde-diplomatique.fr/2002/11/OVADIA/17058). En clair, si Total te donne 10000 euros pour financer des projets éthiques, ton ONG leur donne une belle excuse pour continuer à délocaliser massivement, à appauvrir la planète et engranger des profits monstrueux. Dès lors, elle se fait leur complice et perd donc sa crédibilité.

Deuxièmement, qui te dit que Total (pour garder le même exemple, mais cela pourrait s'appliquer à un grand nombre de multinationales) a besoin de ta communication? Tu parles de financements à travers les médias, les panneaux publicitaires, ou un site Web encore inexistant, mais as tu une idée du prix d'une telle campagne de pub? Analyse la fréquentation des sites Web de Total, ou de EDF, ou de Axa dans la rubrique "projets philantropiques", tu auras une idée du nombre de visiteurs que tu devras atteindre pour leur proposer un partenariat crédible... Mac Do et Procter & Gamble sponsorisent par exemple la construction d'orphelinats ou de centres éducatifs, et crois moi, ils assurent très bien tout seuls leur publicité là dessus.

Troisièmement, c'est bien parce que rien ne garantit la transparence de ton ONG vis à vis de multinationales qu'elle n'est pas crédible, et que seul un organisme indépendant financièrement peut l'être. Ce que tu proposes n'est pas un label (dont une première nécessité est l'indépendance éthique et financière), mais un partenariat. Pour la différence entre les deux, tu peux faire un tour ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/RSE
. Or ce que recherchent les multinationales est une campagne communication crédible, c'est à dire reconnue par des organismes d'états, indépendants. Des vrais labels quoi, et crois moi, il y en a déjà un bon nombre (normes ISO, systemes de certification de l'union européenne, que sais je encore).

Je m'arrête là, mais en bref, je doute très franchement que ce projet soit bien ancré dans les réalités d'aujourd'hui. Et encore je passe sur la composante totalement narcissique de tes messages ("mon organisation", "mon projet", "mon label", "assocation Jeurissen" du nom de son "inventeur", etc.).

En fait j'ai la nette impression qu'il émane d'un étudiant qui a très peu d'expérience du terrain, et qui veut partir à la conquête du monde sans proposer de choses neuves, d'actions concrètes, ou de données quantitatives étayées. Mais peut-être me trompe-je? Dans ce cas je te remercie d'éclairer ma lanterne.

Stephen

Je vais reprendre tes questions une à une et dans l’ordre de ton texte…

Premièrement, qu'est ce qui garantit le consommateur de l'intégrité et de l'indépendance éthique de ta future ONG vis à vis des grands groupes?

Ce qui garantit le consommateur de l’intégrité et de l’indépendance éthique de notre future ONG c’est que ce « partenariat » ne sera pas dirigé par les grandes multinationales mais par toutes les ONG’s qui participeront au projet Cyber-H. Effectivement, les multinationales partenaires pourront être tenus au courant des projets que nous voudrions mené mais ne pourront en aucun cas rejeter le projet. Enfin, ils pourront juste refuser le financement (partiel) des projets. En effet, les ONG’s partenaires pourront continuer leur propagande et leur demande de dons et nous espérons que ces dons permettront de continuer a financer les projets, même si les multinationales disent non. En parlant du refus des multinationales, je pense qu’il serai intéressant de leur faire signer une charte qui les engagerai a approuver le financement(je me répète, partiel) d’un minimum de projet grâce a leur bénéfices vus que leur bénéfice vient de leur force de production, c a dire les petites gens (qu’ils soient consommateurs ou travailleurs). Ainsi, nous garderons une certaine indépendance global vis-à-vis des grands groupes. Evidement, nous pourront tout aussi bien rompre un contrat avec une multinationale qui ne respecterai pas des règles éthiques que nous devrons p-e encore définir.

Deuxièmement, qui te dit que Total (pour garder le même exemple, mais cela pourrait s'appliquer à un grand nombre de multinationales) a besoin de ta communication?

Et bien, avec le temps nous espérons devenir un organisme capable de rivaliser en terme d’impact avec ce genre de grands groupes. Ainsi nous aurions aussi un certain pouvoir sur les gens et nous pourrions faire comprendre au gens que telle ou telle société n’est pas très éthique (évidement, nous devrons avoir un conseil supérieur d’éthique pour ne pas abuser de ce pouvoir). Ainsi, ces grandes société seront dépendante de l’image k’on leur fera.

Des vrais labels, crois moi, il y en a déjà un bon nombre (normes ISO, systèmes de certification de l'union européenne, que sais je encore)

Tu parles de label indépendant, comme le système de certification de l’union européenne… Moi je suis sceptique quant à l’indépendance de ce label… Je vx dire par la, qu’à sa tête, il y a p-e un copain de l’un ou l’autre patron d’une entreprise puissante. On le voit déjà dans nos gouvernements, les politiques sont souvent copain copain avec les industries… En parlant de ces gouvernements, si nous parvenons a faire pression , ils pourront p-e nous soutenir et nous aider dans certaines démarches…Ou même obligé les entreprises a consacrer un pourcentage de leur bénéfice a l’échange Nord-Sud sans le faire retomber sur notre petit portefeuille ou notre travail(mais bon, si les gouvernements font copain copain avec les grosses légumes…).

En fait j'ai la nette impression qu'il émane d'un étudiant qui a très peu d'expérience du terrain, et qui veut partir à la conquête du monde sans proposer de choses neuves, d'actions concrètes, ou de données quantitatives étayées.

Tu as raison, mais le projet Cyber-H est encore un bébé qui vient à peine de commencer sa gestation, je pense qu’il ne pourra voir le jour que dans un certain nombre d’année. Pourquoi devrions nous proposer quelque chose de neuf si l’idée est bonne ? Nous devons encore réaliser des études et réfléchir à une gestion efficace. Nous avons pourtant déjà des organismes qui sont demandeurs et qui attendent avec impatience notre statut d’ONG. Faut-il avoir de l’expérience sur le terrain pour pouvoir agir ? Est-ce que c’est par manque d’expérience que nous devons laissé les gens dans la famine, la misère et parfois même le féodalisme ? Les actions, et bien, lorsque les sources de financement seront suffisantes, je pense que nous pourrons envisagé des actions concrètes la ou le besoin se fait ressentir, sinon, des mails, des tracts, des annonces un peu partout sur la toile et dans certains journaux permettrai de nous faire connaître et peux-être bien de recruter de nouvelles personnes motivées.

el_PoLaKo

Publié dans Humanitaire

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